Fête des Mères 2019: Sita | CLINIC

Fête des Mères 2019: Sita

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May 7, 2019
By Tania Guerrero

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La fête des mères de 2019 approche et CLINIC a recueilli les histoires de quatre mères qui ont demandé, ou sont en train de demander l’asile. Nous espérons que ces histoires démontrent l’expérience de la maternité sous des circonstances extrêmes. Elles sont connectées par persévérance, amour, et espoir.

 

 

Sita* est une ressortissante de la Côte d’Ivoire. Elle a trois enfants et cinq frères et sœurs—elle les décrit comme étant une famille heureuse. Dans son pays d’origine, elle était membre d’un syndicat de travailleurs. Quand on lui demande pourquoi elle est venue aux États-Unis, elle explique que son gouvernement qualifiait d’ennemie tous ce qui dénonçaient la souffrance des travailleurs.

La Cote d’Ivoire a subi une guerre civile entre 2002 et 2004. À la fin de la guerre, le pays se divise en deux. Le nord était occupé par les rebelles et le sud par le gouvernement. « Je vivais dans le sud et j’étais menacé par les sympathisants du président qui était au pouvoir. Des meurtres et des disparitions étaient fréquents et impunis. J’ai eu peur et j’ai dû m’enfuir,” Sita explique.

Puisque le français est la langue officielle de Côte d’Ivoire, une des inquiétudes principales de Sita était d’encontrer les barrières de langues d’un pays inconnu. « Je ne parlais pas anglais et je n’y avais pas de famille. » De toute façon, Sita a décidé de voyager aux États-Unis et demander asile à l’arrivée.                                                                                                             

Après d’avoir quitté son pays et être arrivée aux États-Unis munie d’un visa, Sita a dû prendre la décision difficile de dépasser la date d’expiration de son visa pour pouvoir demander asile face à la persécution politique qu’elle avait subi. Sita raconte, “Mes enfants me manquaient. C’était très dure parce qu’ils ont plus besoin de moi. »  Elle n’attendait pas le processus long et pénible d’asile—un processus qui éventuellement a pris des années.

La difficulté financière qui accompagnait le long attente était également terrible. « Mes enfants ont dû cesser d’assister l’école parce que le fait que je m’étais venue aux États-Unis avait causé un manque de revenu, » Sita raconte. Lors d’une audience, Sita a demandé au juge de lui octroyer un permis de travail. Le juge a répondu, “vous êtes venu ici pour être protégée, non pas pour travailler. » Sans un permis de travail, Sita--comme plusieurs demandeurs d’asile-- l’a trouvé extrêmement difficile de subvenir à ses besoins et aux besoins de ceux qui dépendent d’elle. Il est vrai que Sita cherchait la protection, mais elle ne doit pas voir refusé ses besoins humains qui sont fondamentaux, y compris l’autorisation de travailler.

Quand je me suis bien installée, j’ai pu les aider à retourner à l’école et j’ai pu amener mon fils cadet à habiter avec moi, » Sita raconte.

Devenir citoyenne américaine signifie beaucoup pour Sita. Désormais, elle peut voter et soutenir le parti politique de son choix sans crainte de représailles. L’histoire de Sita a démontré que des valeurs fondamentales telle comme la liberté et la justice peuvent être atteint même en circonstances de difficulté.

« La liberté d’expression de ce pays est ce que j’aime le plus. Mon but est de trouver une manière d’aider aux immigres désespérés lors qu’ils arrivent à ce pays, » Sita raconte. CLINIC est fier de la détermination de Sita et nous applaudissons son engagement aux immigres et refugies. Cette fête des mères, nous célébrons les mères autour du monde qui manifestent sa solidarité avec les plus vulnérables.

*Le prénom a été changé.

CLINIC in the News Date: 
Tuesday, May 7, 2019 - 5:45pm